mercredi 25 août 2010

Closer

Comme tous les matins, je me lève, la tête dans le gaz. J'évolue tant bien que mal jusqu'à la machine à café que j'enclenche. Ce petit clic matinal est le seul à réussir à me sortir de ma torpeur.
Café, clope, je m'habille, attrape mon casque et dévale les escalier. Je suis perpétuellement en retard.
Je pédale vers le lycée. Mais qu'est ce qui a bien pu me passer par la tête ? D'où me vient cette manie de gifler les hommes ? Je sais pourtant qu'il est dangereux de gifler les inconnus. J'ai pris suffisamment de retours dans laggle pour m'en souvenir. Mais non, c'est plus fort que moi. C'est comme quitter les gens, je ne peux pas m'en empêcher. Ça en est maladif.

Choc.
Ou plutôt, un pare-choc.

Je suis maintenant bien près du sol ...

mardi 17 août 2010

Ha, quel Bonheur...


Quelques mots sur un écran de félicité.
Quelques mots, déjà dépassés.
Je suis venue et tu m'as dit :
"Nous sommes amis."
Alors, pourquoi ça continues?

dimanche 15 août 2010

Je me sens si seule ce soir. Tu es là pourtant dans mon lit, dans ma nuit... Je ferai mieux de me coucher contre ton corp au lieu de rester à fumer encore et encore . Mais tu sais, pour moi, y'a des choses simples qui ne le sont pas... Et c'est toujours, quand tu dors, que j'ai envie de te parler... C'est toujours, quand tu dors que moi j'dors pas... Mano Solo-Toujours quand tu dors.



Tout à commencé par un simple "bonjour". Tout commence toujours, par bonjour, de toutes façons.
Un sourire, une bise, une poignée de mains.... Les paramètres varient, mais le résultats est le même. De joints en joints, de verres en verres, un baiser, qui dérape en gang bang...
Et voilà, le pied du mur, devant ta queule. On fait quoi ? On se revoit ? Non, continuons à vivre nos vies. Oui,faisons l'amour. Faire l'amour ? Mais tu pèse tes mots là ? Je ne crois pas. Le sexe, le sexe, rien que le sexe, il n'y a plus que ça qui compte. S'emboiter et jouir dans un même souffle. Le sexe, encore.
Et s'il y avait plus ?
Et si on s'aimait ? Il ne vaut mieux pas. Tu n'es pas là.
Que reste il alors ? Que pouvons nous faire ? Nous ignorer ? Rire? Pleurer ?
Non, rien de tout cela.

Reborn

Un jour, j'ai rêvé de changer de vie.
De laisser tout le monde et toutes ces choses qui m'encombrent derrière moi. D'effacer ma mémoire aussi simplement qu'on appuie sur Delete. Tout plaquer, d'un coup.

Ce jour est enfin arrivé. Je suis arrivée à la capitale, avec ma bite, mon couteau, et mes deux énormes sacs. La capitale où tout est possible, où personne ne me connait. La capitale, là où on descned aussi vite qu'on est monté. Avec mes espoirs, mes déceptions, mes problèmes, et mes joies. C'est aussi simple que ça.

Me voilà embarquée dans un tout trop grand pour moi, mais dans lequel je nagerai tant que je saurai maintenir la tête hors de l'eau.

C'est ma renaissance.

Bus

22h45, rue Cornavin à Genève. J'ai le souffle court, je trépigne. Avec les travaux, je n'aurai jamais le bus. Je râle, je souffle, tempête, prend une beigne. La ribambelle de feux passe au vert, comme par magie, et mon père propulse tant bien que mal la Fiat jusqu'à la gare routière. Le bus est partit depuis 10minutes déjà. Miracle, n'est pas encore passé. Il ne passe pas d'ailleurs. Une heure d'attente. Deux. Ha ! Il est là. Je jette en soute ma vie, condensée en deux sacs. Ma vie, balancer par un chauffeur à l'accent douteux, dans une soute déjà surchargée. Ma vie, qui quitte le sol suisse, avec moi, grâce aux tarifs avantageux d'Eurolines.
Les minutes et les heures défilent. L'odeur des toilettes chimiques, et des autres passagers me soulèvent le coeur. Accrochée à mon accoudoir, je ferme les yeux, en vain.
Le jour arrive et nous entrons dans Paris, victorieux.